{"id":188,"date":"2022-09-15T14:13:56","date_gmt":"2022-09-15T12:13:56","guid":{"rendered":"https:\/\/efis.parisnanterre.fr\/copa75\/?p=188"},"modified":"2022-09-16T15:22:30","modified_gmt":"2022-09-16T13:22:30","slug":"1-les-donnees-recueillies-et-analysees","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/efis.parisnanterre.fr\/copa75\/2022\/09\/15\/1-les-donnees-recueillies-et-analysees\/","title":{"rendered":"1 &#8211; Les donn\u00e9es recueillies et analys\u00e9es"},"content":{"rendered":"\n<p>Lors de cette recherche, le point de vue des parents sur les mesures de protection, sur les droits de l\u2019enfant et les perspectives de changement \u00e0 int\u00e9grer dans le nouveau sch\u00e9ma parisien de la pr\u00e9vention et de la protection de l\u2019enfance a \u00e9t\u00e9 recueilli de fa\u00e7on discursive en groupe (lors de r\u00e9unions de groupe de parents principalement), mais aussi de fa\u00e7on \u00e9crite gr\u00e2ce \u00e0 un questionnaire individuel, compos\u00e9 de 25 questions ouvertes et ferm\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">1-1 Des donn\u00e9es collectives et individuelles<\/h2>\n\n\n\n<p>Plusieurs types de donn\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 recueillies lors de cette recherche et ont \u00e9t\u00e9 analys\u00e9es avec des m\u00e9thodes diff\u00e9rentes.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Tout d\u2019abord, lors des r\u00e9unions du groupe de travail,<\/strong> plusieurs supports ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9s et ont \u00e9t\u00e9 analys\u00e9s&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Les comptes-rendus de r\u00e9union du groupe de parents (exemple en annexe 3) qui ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9s par les \u00e9tudiantes et les chercheuses, transmis et valid\u00e9s par les parents impliqu\u00e9s (plus de 20 pages au total).<\/li><li>Les notes prises pendant les r\u00e9unions par les chercheuses.<\/li><li>Les \u00e9crits co-construits pendant les r\u00e9unions, comme une diapositive pr\u00e9sent\u00e9e au point 2.4 de cette partie.<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>De plus, gr\u00e2ce \u00e0 la ligne t\u00e9l\u00e9phonique mise en place sp\u00e9cifiquement pour la recherche, de multiples \u00e9changes t\u00e9l\u00e9phoniques avec des parents ont donn\u00e9 lieu \u00e0 des prises de notes. L\u2019ensemble de ce contenu discursif a \u00e9t\u00e9 analys\u00e9 de fa\u00e7on th\u00e9matique et a permis de recueillir des exemples d\u2019exp\u00e9riences concr\u00e8tes v\u00e9cues par les parents en lien avec la mesure de protection. La richesse de ces discours adress\u00e9s de fa\u00e7on anonyme \u00e0 un chercheur par t\u00e9l\u00e9phone est exploit\u00e9e dans ces analyses sans viser la repr\u00e9sentativit\u00e9 ni l\u2019objectivit\u00e9. Il s\u2019agit de fragments de r\u00e9cits d\u2019exp\u00e9riences dont la port\u00e9e vise ici \u00e0 reconna\u00eetre leur existence, leur poids et leur int\u00e9r\u00eat dans les analyses scientifiques, mais aussi politiques.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Un deuxi\u00e8me type de donn\u00e9es est issu des r\u00e9ponses formul\u00e9es par 121 parents en compl\u00e9tant le questionnaire cr\u00e9\u00e9. <\/strong>Des pr\u00e9cautions m\u00e9thodologiques ont \u00e9t\u00e9 prises pour s\u2019assurer de la fiabilit\u00e9 de l\u2019analyse&nbsp;quantitative. En effet, au regard de la taille de l\u2019\u00e9chantillon, des analyses descriptives ont \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9es afin de rep\u00e9rer les tendances des r\u00e9ponses \u00e0 chaque question ferm\u00e9e. En compl\u00e9ment, des tests d\u2019ind\u00e9pendance (gr\u00e2ce au calcul du Khi2 ) ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s entre les r\u00e9ponses fournies et les variables contextuelles li\u00e9es au parent r\u00e9pondant (\u00e2ge, sexe, langue maternelle, niveau d\u2019\u00e9tude et situation professionnelle), li\u00e9es au lieu de vie de l\u2019enfant (au domicile des parents ou en dehors du domicile) et li\u00e9es au type de mesure (judiciaire ou administratif). Le choix de ces variables repose sur leur pouvoir discriminant parmi la population de l\u2019\u00e9chantillon, mais aussi au regard de la litt\u00e9rature convoqu\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>De plus, les r\u00e9ponses r\u00e9dig\u00e9es aux six questions ouvertes<sup><a href=\"#sdfootnote1sym\" id=\"sdfootnote1anc\"><sup>1<\/sup><\/a><\/sup> pr\u00e9sentes dans ce questionnaire ont \u00e9t\u00e9 analys\u00e9es de fa\u00e7on th\u00e9matique.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">1-2 Les parents ayant r\u00e9pondu au questionnaire<\/h2>\n\n\n\n<p>Voici des \u00e9l\u00e9ments recueillis pour mieux conna\u00eetre les r\u00e9pondants au questionnaire, en sachant que les r\u00e9ponses n\u2019\u00e9taient pas obligatoires (except\u00e9es celles demandant le sexe et l\u2019\u00e2ge du parent).<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">1-2-1 Leur profil socio-d\u00e9mographique<\/h3>\n\n\n\n<p>Certaines questions pos\u00e9es permettaient de mieux conna\u00eetre le profil socio-d\u00e9mographique des 121 parents qui ont r\u00e9pondu au questionnaire.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Leur lien avec l\u2019enfant : 89 m\u00e8res (73.6%<a href=\"#sdfootnote2sym\" id=\"sdfootnote2anc\"><sup>2<\/sup><\/a>) et 32 p\u00e8res (26.4%),<\/li><li>Leur \u00e2ge : 42 ans en moyenne (\u00e9cart-type de 9.73<a href=\"#sdfootnote3sym\" id=\"sdfootnote3anc\"><sup>3<\/sup><\/a>), un \u00e2ge minimum de 22 ans et maximum de 62 ans,<\/li><li>Leur situation familiale&nbsp;: 55.6% (N=50) de femmes seules, 13.3% (N=12) d\u2019hommes seuls, 31.1% (N=28) des r\u00e9pondants sont en couple,<\/li><li>Leur niveau de dipl\u00f4me : 33.3% (N=30) des r\u00e9pondants poss\u00e8dent un dipl\u00f4me \u00e9quivalent ou sup\u00e9rieur \u00e0 trois ann\u00e9es apr\u00e8s le Bac, 23.3% (N=21) poss\u00e8dent un CAP ou un BEP, et 15.6% (N=14) n\u2019ont pas de dipl\u00f4mes,<\/li><li>Leur activit\u00e9 professionnelle : 42.9% (N=39) des r\u00e9pondants sont sans activit\u00e9 professionnelle, 28.6% (N=26) occupent un poste de cadre ou de profession intellectuelle sup\u00e9rieure, et 22% (N=20) sont employ\u00e9s,<\/li><li>Leur langue maternelle : 50,6% (N=42) des r\u00e9pondants ont le fran\u00e7ais comme langue maternelle, 18.1% (N=15) ont comme langue maternelle une langue d\u2019Afrique subsaharienne et 18.1% une langue d\u2019Afrique du Nord.<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>En ce qui concerne leur situation en tant que parents concern\u00e9s par la protection de l\u2019enfance :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>39.7% des r\u00e9pondants ont 2 enfants (N=48), et 22.3% ont 1 enfant (N=27),<\/li><li>44% des parents r\u00e9pondants ont des enfants \u00e2g\u00e9s de 3 \u00e0 11 ans (soit 130 enfants concern\u00e9s), de 12 \u00e0 17 ans pour 29.2% (soit 86 enfants), et de plus de 18 ans pour 18.7% (soit 55 enfants). \u00c0 noter qu\u2019au total, les 121 parents d\u00e9clarent avoir 295 enfants (mineurs et majeurs, concern\u00e9s ou pas par une mesure de protection),<\/li><li>41.3% des parents r\u00e9pondants (N=50) ont actuellement au moins un enfant accueilli en dehors du domicile (en lieu collectif, en famille d\u2019accueil ou chez un tiers digne de confiance), et 58.7% (N=71) n\u2019ont pas d\u2019enfants plac\u00e9s.<\/li><\/ul>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">1-2-2 Ce que les parents nous disent d\u2019eux<\/h3>\n\n\n\n<p>\u00c0 plusieurs endroits du questionnaire \u00e9taient pos\u00e9es des questions plus qualitatives \u00e0 propos de la vie des parents de fa\u00e7on globale. Trois aspects \u00e9mergent plus particuli\u00e8rement&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li><strong>Avoir des besoins sp\u00e9cifiques (situation de handicap, psycho-traumatisme, \u2026)<\/strong><\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Parmi les r\u00e9pondants, 38 (soit 34.9%) disent avoir des besoins sp\u00e9cifiques.<a href=\"#sdfootnote4sym\" id=\"sdfootnote4anc\"><sup>4<\/sup><\/a> De fa\u00e7on significative (p=0.01&nbsp;; Khi2=13.00&nbsp;; ddl=4), les m\u00e8res sont largement repr\u00e9sent\u00e9es parmi les parents affirmant avoir des besoins sp\u00e9cifiques (N=36, 43.4% des m\u00e8res) par rapport aux p\u00e8res (N=2, 7.7% des p\u00e8res).<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le groupe de parents, la question de la sant\u00e9 mentale a \u00e9t\u00e9 \u00e9voqu\u00e9e \u00e0 plusieurs reprises avec le souci de ne pas syst\u00e9matiser le fait que les probl\u00e8mes psychiatriques seraient g\u00e9n\u00e9rateurs de probl\u00e8mes \u00e9ducatifs. Plus particuli\u00e8rement, le psycho-traumatisme, comme une des cons\u00e9quences des violences subies par le parent, est apparu comme un point important \u00e0 consid\u00e9rer dans le cadre de la protection de l\u2019enfance. Cet \u00e9l\u00e9ment du parcours de vie du parent peut \u00eatre v\u00e9cu par le parent comme un d\u00e9clencheur d\u2019une entr\u00e9e dans le syst\u00e8me de protection de l\u2019enfant alors m\u00eame qu\u2019il constitue en soi un besoin d\u2019attention et de soin sp\u00e9cifique pour le parent.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li><strong>\u00catre expos\u00e9.e \u00e0 des violences conjugales<\/strong><\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Parmi les r\u00e9ponses des 113 parents qui ont compl\u00e9t\u00e9 la question&nbsp;: \u00ab&nbsp;Est-ce que les intervenants vous ont demand\u00e9 si vous avez \u00e9t\u00e9 expos\u00e9.e \u00e0 des situations de violence ou d\u2019emprise&nbsp;?&nbsp;\u00bb&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>61 parents (54%) affirment avoir \u00e9t\u00e9 expos\u00e9s \u00e0 des situations de violence ou d\u2019emprise.<\/li><li>30% (N=34) des parents indiquent que la question de la violence ou de l\u2019emprise leur a \u00e9t\u00e9 pos\u00e9e par l\u2019intervenant (cf tableau en annexe 5).<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Ces donn\u00e9es chiffr\u00e9es d\u00e9montrent l\u2019ampleur des violences conjugales dans la vie des parents, mais aussi le peu de visibilisation de ces situations dans l\u2019accompagnement en protection de l\u2019enfance. La litt\u00e9rature en la mati\u00e8re rend \u00e9galement compte des effets de cette compartimentation, potentiellement au d\u00e9triment d\u2019une prise en charge globale de l\u2019enfant et de son environnement familial (S\u00e9verac, 2015).<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li><strong>Etre en lien avec le Juge aux Affaires Familiales<\/strong><\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>32.2% (N=38) des parents r\u00e9pondants sont aussi en lien avec le Juge aux Affaires Familiales. Cela signifie qu\u2019une partie importante se trouve en situation de s\u00e9paration conjugale toujours en cours d\u2019instruction. Ce r\u00e9sultat est coh\u00e9rent avec le fait que 68.9% (N=62) des r\u00e9pondants vivent seul.e.s. De plus, ces donn\u00e9es attirent l\u2019attention sur la n\u00e9cessaire distinction entre les conflits conjugaux et les violences conjugales. La saisie du JAF, d\u2019apr\u00e8s les r\u00e9ponses qualitatives fournies par 35 parents, concerne&nbsp;: le divorce, l\u2019autorit\u00e9 parentale, la pension alimentaire, la garde des enfants, les droits de visite.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le groupe de travail, les parents ont r\u00e9guli\u00e8rement d\u00e9nonc\u00e9 l\u2019entrelacement de la protection de l\u2019enfance avec les conflits conjugaux, qui se traduit de diff\u00e9rentes mani\u00e8res comme indiqu\u00e9 ci-dessous&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Certains parents rendent compte de la co-existence paradoxale entre une id\u00e9ologie du lien maternel (qui peut conduire \u00e0 prioriser les rencontres m\u00e8res-enfants aux d\u00e9pens de celles entre le p\u00e8re et l\u2019enfant), et une id\u00e9alisation du lien paternel (notamment en cas d\u2019enfants victimes ou t\u00e9moins de violences conjugales).<\/li><li>\u00c0 propos des enjeux de diff\u00e9rencier ce qui rel\u00e8ve de la protection de l\u2019enfance et ce qui rel\u00e8ve du conflit conjugal ou des violences post-s\u00e9paration, les parents per\u00e7oivent les confusions et les chevauchements entre les missions des uns et des autres, sans expertise rep\u00e9rable. Or, dans les conflits conjugaux, les parents insistent sur le caract\u00e8re d\u00e9licat des relations et sur le risque important d\u2019un parti pris pour l\u2019un ou l\u2019autre. De plus, les parents soulignent que les interventions en protection de l\u2019enfance exacerbent les diff\u00e9rends conjugaux et parentaux autour de la garde de l\u2019enfant. Aussi, \u00e0 ce sujet, les parents soulignent une n\u00e9cessit\u00e9 de clarification entre les pr\u00e9rogatives du JAF et celles du JE.<\/li><li>Les parents d\u00e9noncent le peu de recours existants pour le parent victime de violences conjugales pour se d\u00e9fendre dans l\u2019int\u00e9r\u00eat de l\u2019enfant. Lorsque le parent victime est d\u00e9poss\u00e9d\u00e9 du droit de garde au m\u00eame titre que le parent violent, cela cr\u00e9e une violence institutionnelle qui s\u2019ajoute \u00e0 la violence domestique. Selon les parents (et les normes internationales en la mati\u00e8re), l\u2019enfant ne devrait pas \u00eatre s\u00e9par\u00e9 du parent victime, si ce dernier repr\u00e9sente une protection et non pas un danger. De plus, les parents indiquent que les violences conjugales constituent une violation grave et r\u00e9p\u00e9t\u00e9e de l&rsquo;autorit\u00e9 parentale, et risquent de continuer \u00e0 s&rsquo;exercer post-s\u00e9paration notamment par l&rsquo;interm\u00e9diaire des droits parentaux (exercice conjoint de l&rsquo;autorit\u00e9 parentale et droit de visite et d\u2019h\u00e9bergement). Aussi, la n\u00e9cessit\u00e9 pour les professionnels de la protection de l\u2019enfance de distinguer clairement les violences conjugales des conflits parentaux constitue une priorit\u00e9 dans les prises en charge, notamment des enfants. Au regard de la proportion de familles concern\u00e9es, l\u2019enjeu de l\u2019expertise dans ce domaine est de taille.<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>La diff\u00e9renciation des sph\u00e8res conjugales et parentales, au-del\u00e0 des clivages juridiques, se retrouve ardue tout au long du parcours de protection alors que dans la r\u00e9alit\u00e9 la violence conjugale est un <em>choix<\/em> de comportement parental, elle s&rsquo;exerce sur l&rsquo;ensemble du syst\u00e8me familial, et les&nbsp;enfants sont des covictimes&nbsp;impact\u00e9s durablement dans tous leurs domaines de vie. C\u2019est la raison pour laquelle le terme de \u00ab&nbsp;violence domestique&nbsp;\u00bb est pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 \u00e0 \u00ab&nbsp;violence conjugale&nbsp;\u00bb dans la convention d\u2019Istanbul, instrument juridique contraignant pour les \u00e9tats qui l\u2019ont ratifi\u00e9e, dont la France (Felitti et al., 1998 ; Sadlier, 2015 ; Durand, 2013\/2022 ; Katz, 2015 ; 2016 ; Katz et al., 2020 ; Gruev-Vintila &amp; Toledo, 2021 ; Alvarez, 2021 ; R\u00e9solution du Parlement europ\u00e9en du 6 octobre 2021).<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">1-2-3 Leurs moyens de communication<\/h3>\n\n\n\n<p>Au regard du contexte sanitaire dans lequel cette recherche a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e (avec notamment des mesures sanitaires de confinement et des impossibilit\u00e9s de se regrouper en 2021), la question des \u00e9quipements de communication dont disposent les parents est cruciale. En effet, au-del\u00e0 de l\u2019acc\u00e8s \u00e0 l\u2019information, les moyens de communication constituent un levier d\u2019expression et de participation puissant surtout au regard de services externes. L\u2019enjeu se situe dans les modalit\u00e9s existantes ou \u00e0 cr\u00e9er, afin de rapprocher des publics \u00e9loign\u00e9s \u00e0 cause d\u2019une fracture num\u00e9rique.<\/p>\n\n\n\n<p>Parmi les parents r\u00e9pondant au questionnaire, 94.7% disposent d\u2019un smartphone. En sachant que le questionnaire pouvait \u00eatre compl\u00e9t\u00e9 en ligne, en scannant un QR code communiqu\u00e9 par affichettes, ce taux de possession de smartphone est probablement fortement li\u00e9 aux conditions de passation. La moiti\u00e9 des participants ont une connexion internet sur leur t\u00e9l\u00e9phone (N=53, 56.4%) (cf. tableaux en annexe 5)<sup><a href=\"#sdfootnote5sym\" id=\"sdfootnote5anc\"><sup>5<\/sup><\/a><\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>Par ailleurs, une question consistait \u00e0 \u00e9valuer le besoin d\u2019aide ou de formation pour utiliser les nouveaux supports de communication, 31.5% des r\u00e9pondants (N=28) souhaitent \u00eatre soutenus dans l\u2019usage des nouveaux supports de communication (cf. tableaux en annexe 5).<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">1-2-4 L\u2019univers social\u00a0: entre isolement et ressources<\/h3>\n\n\n\n<p>Dans le questionnaire, il s\u2019agissait de rep\u00e9rer quelles \u00e9taient les ressources humaines et sociales mobilis\u00e9es par les parents lorsqu\u2019ils avaient des questions au sujet de l\u2019\u00e9ducation de leur enfant. Parmi plusieurs propositions, les r\u00e9sultats montrent que les parents se tournent avant tout vers les professionnel.le.s de la protection de l\u2019enfance (50%, N=50), vers des travailleur.se.s sociaux.ales non li\u00e9.e.s \u00e0 la protection de l\u2019enfance (36.6%, N=37) et vers des membres de leur famille hors conjoint.e et autre parent de l\u2019enfant (35.6%, N=36) (cf. tableaux en annexe 5).<\/p>\n\n\n\n<p>Certaines tendances sont observables chez les parents qui peuvent trouver des ressources dans l\u2019entourage. Par exemple&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Les m\u00e8res demandent davantage de l\u2019aide aux amis\/voisins que les p\u00e8res (36.8%, N=28 des m\u00e8res contre 12.5%, N=3 des p\u00e8res),<\/li><li>Les parents pour lesquels c\u2019est la premi\u00e8re mesure demandent davantage d\u2019aide aux travailleurs sociaux (43.8%, N=28) que ceux ayant connu une mesure ant\u00e9rieure (25%, N=9),<\/li><li>Les hommes seuls demandent davantage d\u2019aide \u00e0 la m\u00e8re (50%, N=6) que les m\u00e8res seules n\u2019en demandent aux p\u00e8res (14.3%, N=7).<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>La ressource la moins sollicit\u00e9e est celle \u00ab&nbsp;d\u2019autres parents concern\u00e9s par la protection de l\u2019enfance&nbsp;\u00bb. D\u2019apr\u00e8s les parents du groupe de travail, la dynamique collective, f\u00e9d\u00e9rative entre parents n\u2019existe pas sur le territoire de la Ville de Paris. Pourtant, la perte sociale due au placement est apparue importante, les parents se rem\u00e9morant des souvenirs de honte, de stigmatisation, d\u2019humiliation ainsi que d\u2019isolement social suite au placement&nbsp;: <em>\u00ab&nbsp;les gens vous l\u00e2chent&nbsp;\u00bb<\/em>. La mesure de protection produit de l\u2019isolement, un isolement social renforc\u00e9 par le peu d\u2019informations fournies par les services de protection de l\u2019enfance, qui contribue \u00e0 une impression d\u2019\u00eatre mis en marge de la vie de leur enfant et aussi de leur r\u00f4le de parents. <em>\u00ab&nbsp;On ne me comprend pas&nbsp;\u00bb<\/em> malgr\u00e9 tous les intervenants, <em>\u00ab&nbsp;c\u2019est dur quand on est isol\u00e9.&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Face \u00e0 cela, les parents ont r\u00e9guli\u00e8rement soulign\u00e9 le b\u00e9n\u00e9fice de l\u2019\u00e9change collectif entre parents qui connaissent la m\u00eame situation, dans un endroit neutre, encadr\u00e9, mais pas par des professionnel.le.s de l\u2019ASE, pour s\u2019entraider, se sentir moins stigmatis\u00e9 et sortir de l\u2019isolement. \u00c0 noter que les parents impliqu\u00e9s dans le groupe de travail de cette recherche, dans leur analyse du v\u00e9cu de cette participation \u00e0 la recherche, \u00e9noncent un effet notable \u00e0 ce sujet (voir partie III de ce rapport). L\u2019isolement parental, observ\u00e9 par ailleurs par exemple dans les R\u00e9seaux d\u2019Ecoute d\u2019Appui et d\u2019Accompagnement \u00e0 la Parentalit\u00e9 REAPP (Prisca Martin et al., 2020) et reconnu comme un facteur de risque, constitue aujourd\u2019hui un enjeu social majeur.<\/p>\n\n\n\n<p>Tous ces \u00e9l\u00e9ments de connaissance sur la vie du parent en tant qu\u2019homme, femme, professionnel.le, mais aussi fils ou fille de, contribue \u00e0 penser le parent dans sa globalit\u00e9, au-del\u00e0 du prisme de la protection de l\u2019enfance. Cela permet de sortir de la culture du parent \u00ab&nbsp;hors-sol&nbsp;\u00bb, d\u2019une conception de \u00ab&nbsp;la parentalit\u00e9 qui extrait imaginairement les parents de tout ce qui les constitue comme sujets sociaux, acteurs aux prises avec leur vie personnelle et la vie de la cit\u00e9&nbsp;: la culture du parent \u201fhors-sol\u201d&nbsp;\u00bb (Wilpert, 2018, 86).<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">1-3 Une diversit\u00e9 de mesures<\/h2>\n\n\n\n<p>Au regard des informations recueillies aupr\u00e8s des parents r\u00e9pondants, il est possible d\u2019observer une diversit\u00e9 de configurations, que ce soit en termes de lieux de vie des enfants que des mesures de protection de l\u2019enfance mises en place.<\/p>\n\n\n\n<p>Il \u00e9tait d\u2019abord demand\u00e9 aux parents de renseigner le lieu de vie de leurs enfants. Il s\u2019agissait d\u2019une question filtre car elle permettait de cibler ensuite certaines questions. En effet, une partie des questions relatives au quotidien de l\u2019enfant variait selon que l\u2019enfant vive au domicile du parent r\u00e9pondant ou pas.<\/p>\n\n\n\n<p>Parmi les parents r\u00e9pondants, 40.6% (N=54) ont actuellement au moins un enfant accueilli en dehors du domicile (en lieu collectif, en famille d\u2019accueil ou chez un tiers digne de confiance), et 59.4% (N=79) partagent le quotidien de leur enfant lorsqu\u2019il y a une mesure. \u00c0 noter que 14 parents ont aussi au moins un enfant non concern\u00e9 par une mesure de protection. Au total, pr\u00e8s de 70% des parents r\u00e9pondants vivent avec au moins un de leurs enfants. Cette proportion importante s\u2019explique par le fait que les fratries peuvent \u00eatre concern\u00e9es par des mesures diff\u00e9rentes et \u00eatre dans des situations diff\u00e9rentes (l\u2019enfant a\u00een\u00e9 accueilli en MECS, et le cadet toujours au domicile par exemple).<\/p>\n\n\n\n<p>Parmi les types de mesure mises en place, 28% (N=37) des parents r\u00e9pondants sont concern\u00e9s par une AEMO, 20% (N=26) par une AED, 20% (N=26) par un accueil en famille d\u2019accueil et 19% (N=24) par un accueil en MECS. Plus globalement, 58.7% (N=71) des parents r\u00e9pondants partagent le quotidien de leur enfant et 41.3% (N=50) des parents voient leur enfant dans le cadre de droits de visite et d\u2019h\u00e9bergement.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"836\" height=\"503\" src=\"https:\/\/efis.parisnanterre.fr\/copa75\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2022\/09\/figure2.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-189\" srcset=\"https:\/\/efis.parisnanterre.fr\/copa75\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2022\/09\/figure2.png 836w, https:\/\/efis.parisnanterre.fr\/copa75\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2022\/09\/figure2-300x181.png 300w, https:\/\/efis.parisnanterre.fr\/copa75\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2022\/09\/figure2-768x462.png 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 836px) 100vw, 836px\" \/><figcaption><span class=\"media-credit\"><a href=\"https:\/\/efis.parisnanterre.fr\/copa75\/author\/scarella\/\">admin<\/a> | Copa75<\/span>  <em>Figure 2: types de mesures dans l&rsquo;\u00e9chantillon de parents<\/em><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>La dur\u00e9e moyenne de la mesure actuelle est de 2.79 ans (avec un \u00e9cart type de 3.16). L\u2019empan de dur\u00e9e est \u00e9videmment tr\u00e8s large, de quelques semaines \u00e0 16 ans, mais la m\u00e9diane se situe \u00e0 2 ans. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, la dur\u00e9e moyenne des mesures actuelles \u00e0 domicile est de 18 mois, et de plus de 5 ans pour les accueils en famille d\u2019accueil<a href=\"#sdfootnote6sym\" id=\"sdfootnote6anc\"><sup>6<\/sup><\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Les parents sont concern\u00e9s par une mesure judiciaire dans 67.8% (N=82) des cas, et par une mesure administrative dans 34.7% (N=42) des cas.<\/p>\n\n\n\n<p>Les mesures administratives sont dans 92% des situations une premi\u00e8re mesure. Parmi l\u2019ensemble des r\u00e9pondants \u00e0 ce questionnaire, il s\u2019agit pour 65.8% (N=77) d\u2019entre eux d\u2019une premi\u00e8re mesure. Lorsque des mesures pr\u00e9c\u00e9dentes ont \u00e9t\u00e9 mises en place, il s\u2019agissait principalement d\u2019AEMO (37.5% des cas), d\u2019accueil collectif (20%), d\u2019AED (17.5%) et de MJAGBF (17.5%).<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">1-4 Synth\u00e8se et propositions des parents pour consid\u00e9rer leur situation globale et particuli\u00e8re<\/h2>\n\n\n\n<p class=\"has-theme-palette-8-color has-theme-palette-2-background-color has-text-color has-background\">Les parents impliqu\u00e9s dans cette recherche (par questionnaire ou par le groupe de travail) soul\u00e8vent plusieurs points relatifs \u00e0 leur situation de parents en g\u00e9n\u00e9ral : un sentiment d\u2019isolement social massif, une forte proportion de contextes de violences domestiques, une implication importante dans des proc\u00e9dures avec le JAF et une pr\u00e9sence significative de besoins sp\u00e9cifiques \u00e0 consid\u00e9rer.<br><br>Au sujet des parents r\u00e9pondant au questionnaire, il s\u2019agit majoritairement de m\u00e8res (73.9%), de parents avec deux enfants (39.7%) \u00e2g\u00e9s en moyenne de 42 ans sans activit\u00e9 professionnelle pour 42.9% d\u2019entre eux. Parmi eux, 40.6% ont un enfant accueilli en dehors du domicile (mesure de placement) et 59.4% connaissent une mesure \u00e0 domicile. Il s\u2019agit de mesures judiciaires dans 67.8% des cas et en cours depuis 2.79 ans en moyenne.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><strong>Propositions des parents<\/strong><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"114\" height=\"114\" src=\"https:\/\/efis.parisnanterre.fr\/copa75\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2022\/09\/illus3.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-190\"\/><figcaption><span class=\"media-credit\"><a href=\"https:\/\/efis.parisnanterre.fr\/copa75\/author\/scarella\/\">admin<\/a> | Copa75<\/span><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Un des objectifs de cette recherche \u00e9tait de rep\u00e9rer les pistes de changement et\/ou d\u2019am\u00e9lioration en consid\u00e9rant les points de vue des parents. Dans ce cadre, les parents ont pu formaliser deux propositions par rapport \u00e0 leur situation de parents.<\/p>\n\n\n\n<p>Une premi\u00e8re proposition, qui est apparue assez pr\u00e9cocement, concernait <strong>la constitution d\u2019un groupe d\u2019\u00e9changes entre parents.<\/strong> Aussi, cette proposition a \u00e9t\u00e9 int\u00e9gr\u00e9e au questionnaire afin de rep\u00e9rer l\u2019accueil qu\u2019un plus large nombre de parents pouvait faire \u00e0 cette proposition. 65% des r\u00e9pondants souhaiteraient participer \u00e0 un groupe d\u2019\u00e9changes, dont 12,6% \u00e0 la condition qu\u2019il n\u2019y ait pas de professionnel.le.s<a href=\"#sdfootnote7sym\" id=\"sdfootnote7anc\"><sup>7<\/sup><\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p><a><\/a> Une deuxi\u00e8me proposition concerne <strong>les violences domestiques<\/strong>. Au-del\u00e0 du constat de l\u2019absence de coordination entre le JE et le JAF, c\u2019est bien le d\u00e9veloppement d\u2019une expertise professionnelle et la mise en place de dispositif sp\u00e9cifiques aux situations de violences domestiques qui constituent un besoin actuel, notamment pour adapter les prises en charge des enfants co-victimes.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 ces deux premi\u00e8res propositions s\u2019ajouteront celles relatives aux diff\u00e9rentes th\u00e9matiques abord\u00e9es plus loin, et elles seront regroup\u00e9es \u00e0 la fin du rapport pour en donner une vision g\u00e9n\u00e9rale.<\/p>\n\n\n<style>.wp-block-kadence-spacer.kt-block-spacer-_e78669-4b .kt-block-spacer{height:60px;}.wp-block-kadence-spacer.kt-block-spacer-_e78669-4b .kt-divider{border-top-width:1px;height:1px;border-top-color:#eee;width:80%;border-top-style:solid;}<\/style>\n<div class=\"wp-block-kadence-spacer aligncenter kt-block-spacer-_e78669-4b\"><div class=\"kt-block-spacer kt-block-spacer-halign-center\"><hr class=\"kt-divider\"\/><\/div><\/div>\n\n\n\n<p><a href=\"#sdfootnote1anc\" id=\"sdfootnote1sym\">1<\/a> Une 7<sup>\u00e8me<\/sup> question ouverte \u00e9tait pr\u00e9sente en fin de questionnaire \u00ab&nbsp;qu\u2019avez-vous pens\u00e9 de ce questionnaire&nbsp;\u00bb, et les r\u00e9ponses seront analys\u00e9es dans une autre partie de ce rapport.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#sdfootnote2anc\" id=\"sdfootnote2sym\">2<\/a> Au regard de la taille de l\u2019\u00e9chantillon, pour chaque pourcentage pr\u00e9sent\u00e9, le nombre exact est \u00e9galement indiqu\u00e9 sous la forme \u201dN=\u201d. Aussi, parmi les 121 r\u00e9pondants, 50 parents ont actuellement au moins un enfant accueilli en dehors du domicile, soit 41.3%.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#sdfootnote3anc\" id=\"sdfootnote3sym\">3<\/a> L\u2019\u00e9cart-type est une mesure statistique qui permet de d\u00e9finir l\u2019\u00e9cart entre un ensemble de donn\u00e9es et une moyenne. Aussi, si les parents sont \u00e2g\u00e9s en moyenne de 42 ans, la moyenne de l\u2019\u00e9cart autour de cette moyenne est de 9.73 ans, donc la majorit\u00e9 des parents ont entre 31 ans (42-9.73) et 51 ans (42+9).<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#sdfootnote4anc\" id=\"sdfootnote4sym\">4<\/a> Il \u00e9tait demand\u00e9 aux r\u00e9pondants de se positionner sur une \u00e9chelle de \u00ab&nbsp;tout \u00e0 fait d\u2019accord&nbsp;\u00bb \u00e0 \u00ab&nbsp;pas du tout d\u2019accord&nbsp;\u00bb \u00e0 l\u2019affirmation suivante&nbsp;: \u00ab&nbsp;j\u2019ai des besoins sp\u00e9cifiques (situation de handicap, psycho-traumatisme, \u2026)&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#sdfootnote5anc\" id=\"sdfootnote5sym\">5<\/a> Cette proportion est nettement inf\u00e9rieure aux r\u00e9sultats de l\u2019enqu\u00eate du CREDOC r\u00e9alis\u00e9e en population g\u00e9n\u00e9rale en 2020, qui totalise 76% de personnes disposant de forfaits incluant des donn\u00e9es mobiles, CREDOC (2021, p. 34).<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#sdfootnote6anc\" id=\"sdfootnote6sym\">6<\/a> Cette diff\u00e9rence peut en partir s\u2019expliquer par les moyens de contacter les parents. En effet, les coordonn\u00e9es des parents dans le logiciel utilis\u00e9 par la Ville de Paris et mobilis\u00e9 par l\u2019\u00e9quipe de l\u2019observatoire concernent les mesures les plus r\u00e9centes. Ce logiciel n\u2019est pas actualis\u00e9 ensuite, car peu utilis\u00e9 par les travailleurs sociaux au quotidien.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#sdfootnote7anc\" id=\"sdfootnote7sym\">7<\/a> Afin de mieux cerner les profils des parents souhaitant participer \u00e0 un groupe d\u2019\u00e9change, des tests de corr\u00e9lation ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9s. Les r\u00e9sultats montrent qu\u2019il n\u2019y a pas de corr\u00e9lation significative selon la situation familiale du parent (seul ou en couple), selon le sexe du parent ni selon son activit\u00e9 professionnelle. En somme, des parents de tous types ont r\u00e9pondu favorablement \u00e0 cette id\u00e9e.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lors de cette recherche, le point de vue des parents sur les mesures de protection, sur les droits de l\u2019enfant et les perspectives de changement \u00e0 int\u00e9grer dans le nouveau sch\u00e9ma parisien de la pr\u00e9vention et de la protection de l\u2019enfance a \u00e9t\u00e9 recueilli de fa\u00e7on discursive en groupe (lors de r\u00e9unions de groupe de&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_kad_blocks_custom_css":"","_kad_blocks_head_custom_js":"","_kad_blocks_body_custom_js":"","_kad_blocks_footer_custom_js":"","_kad_post_transparent":"","_kad_post_title":"","_kad_post_layout":"","_kad_post_sidebar_id":"","_kad_post_content_style":"","_kad_post_vertical_padding":"","_kad_post_feature":"","_kad_post_feature_position":"","_kad_post_header":false,"_kad_post_footer":false,"_kad_post_classname":"","footnotes":"","_links_to":"","_links_to_target":""},"categories":[7],"tags":[],"coauthors":[2],"class_list":["post-188","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-partie2"],"taxonomy_info":{"category":[{"value":7,"label":"Partie II - Analyse des points de vue des parents"}]},"featured_image_src_large":false,"author_info":{"display_name":"admin","author_link":"https:\/\/efis.parisnanterre.fr\/copa75\/author\/scarella\/"},"comment_info":0,"category_info":[{"term_id":7,"name":"Partie II - Analyse des points de vue des parents","slug":"partie2","term_group":0,"term_taxonomy_id":7,"taxonomy":"category","description":"","parent":12,"count":5,"filter":"raw","cat_ID":7,"category_count":5,"category_description":"","cat_name":"Partie II - Analyse des points de vue des parents","category_nicename":"partie2","category_parent":12}],"tag_info":false,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/efis.parisnanterre.fr\/copa75\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/188","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/efis.parisnanterre.fr\/copa75\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/efis.parisnanterre.fr\/copa75\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/efis.parisnanterre.fr\/copa75\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/efis.parisnanterre.fr\/copa75\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=188"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/efis.parisnanterre.fr\/copa75\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/188\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":191,"href":"https:\/\/efis.parisnanterre.fr\/copa75\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/188\/revisions\/191"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/efis.parisnanterre.fr\/copa75\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=188"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/efis.parisnanterre.fr\/copa75\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=188"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/efis.parisnanterre.fr\/copa75\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=188"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/efis.parisnanterre.fr\/copa75\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=188"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}